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et leurs meilleurs conseils

Des US à la Bourgogne, l'intérêt du fiscaliste

Alex Gambal, fondateur de la Maison Alex Gambal


Après 13 ans passés aux États-Unis, Alex Gambal tombe amoureux du vin et décide de s’installer en France où il fonde la Maison Alex Gambal. Vingt ans plus tard, en 2019, il décide de céder l’entreprise. 

Étiez-vous sensibilisé aux opérations de cession ? 

Non, pas réellement. J’ai effectué de multiples transactions dans le domaine de l’immobilier quand je vivais aux États-Unis, mais je n’étais pas sensibilisé à la cession d’entreprise, qui plus est dans le domaine de la vigne. 

Je suis autodidacte. Je me suis toujours nourri de mon histoire familiale où l’on parlait business chaque soir, et des relations avec des conseils pour me développer. J’ai enrichi mes connaissances en matière de cession en faisant appel à des conseils qui, eux, bénéficient de la technicité nécessaire pour réaliser ce type d’opération. 

Il est important d’être bien entouré car il y a toujours une multitude d’obstacles à surmonter.

Souvent des petites choses mais qui demandent beaucoup de patience et de ténacité pour avancer, pour ne pas exploser. Il faut être très attentif aux détails de ce que l’on fait car il est compliqué de revenir en arrière si vous faites une erreur.  

Comment vous êtes-vous entouré pour réaliser cette cession ? 

Il est primordial d’avoir une équipe de spécialistes avec soi, composée d’avocats, d’un conseil en fusions-acquisitions, mais aussi dans notre cas d’un notaire local compte tenu des enjeux fonciers liés aux activités viticoles. 

Pour identifier mon avocat, j’ai utilisé mon réseau. Je suis un cas assez compliqué car je suis assujetti en France mais aussi aux États-Unis. Nous avons des terrains, des bâtiments ainsi que des sociétés de vignes. J’avais donc besoin d’un conseil haut de gamme qui ait une connaissance parfaite des règles dans les deux pays.

Il n’est pas facile d’optimiser sa fiscalité, car un dispositif avantageux en France ne l’est pas forcément aux États-Unis. 

Le conseil en fusions-acquisitions m’a été recommandé par l’avocat, à défaut de connaitre les acteurs du milieu. Le conseil retenu bénéficie d’une bonne compréhension de notre activité et dispose d’un vaste réseau international, ce qui a grandement facilité la recherche d’acquéreurs aux États-Unis, en Asie ou encore en France. 

En bourgogne, le notaire est le troisième acteur clé. Il faut avoir un notaire local qui va gérer les questions de propriété. 

Il y a-t-il des phases plus difficiles pour gérer la cession ? 

La préparation est longue.

Il nous a fallu deux à trois mois pour mettre en place la dataroom.

Ce travail est indispensable pour mettre en confiance l’acquéreur, être en capacité de répondre à toute question rapidement durant les négociations. 

J’ai ressenti la frilosité des prospects internationaux en plein mouvement des gilets jaunes. Les premiers mois étaient longs. Cette crise est ressortie très négativement dans la presse internationale, faisant planer le doute sur l’économie française. À compter du printemps 2019, nous avons pu avancer rapidement, avec de nombreuses offres de qualité reçues. 

Un autre challenge a été de gérer les relations avec la trentaine d’associés minoritaires, qui étaient des amis.

Le conseil en fusions-acquisitions et l’avocat ont su gérer ces associés, et tout le monde est satisfait du résultat. 

Aviez-vous un profil d’acquéreur idéal ?  

Je voulais trouver un groupe doté d’une forte culture dans le domaine viticole. Le groupe choisi est réputé et bénéficie d’une solide assise financière, de quoi développer l’entreprise. 

Nous avons reçu une multitude d’offres très intéressantes. C’est en grande partie lié à notre conseil. 

Comment se déroule la période de transition ? 

Le groupe BOISSET qui nous a racheté travaille avec grande intelligence avec nos équipes. Je les accompagne pendant cette période de transition pour répondre à leurs questions, assurer que la migration vers leurs logiciels se passe bien. Ils ont des équipes très professionnelles et c’est pour moi facile d’avoir comme interlocuteurs des personnes du métier.  


CONSEILS CLÉS
  • S'entourer de conseils experts dans votre domaine d'activité
  • Être certain de sa volonté de vendre
  • Choisir un repreneur aguerri et expérimenté
  • Faire preuve de patience et de ténacité